EN SAVOIR PLUS

PRÉAMBULE

Pour qu’une activité existe il faut le temps de la construction.

Le premier prototype de câble a été réalisé en juillet 2012. Et il a fallu cinq ans pour parvenir à construire une ligne complète au niveau de performance souhaité . Un temps focalisé sur la progression du travail, ne laissant que peu de place à un aspect plus communicatif de ce site.

C’est en me contactant directement que chacun pouvait au fil des conversations découvrir qui est la personne qui fabrique, et ce qui guide les choix.

Aujourd’hui les gammes sont posées, et le temps est venu d’ajouter à ce site la dimension moins utilitaire et plus explicite sur les aspects autres que le catalogue et le choix des contenus.

Lorsqu’on découvre une marque, un nom, derrière cette fenêtre il y a un historique, des motivations.

Alors je vous propose cette page pour vous raconter qui, pourquoi, tout ce qui fait que les « produits » proposés dans le reste du site sont ce qu’ils sont.

Des mots égrenés autant qu’on puisse affecter au vocabulaire les portions personnelles qui nous font agir, décider, nous lier.

 

QUI EST DERRIÈRE WHYNOT ?

 

C’est une question de base : qui est le fabricant?

Non ce n’est ni un ingénieur, ni un businessman, ni un physicien.

J’ai à la base une formation en Lettres et Musique. Cinq ans de piano avec un professeur de l’Ecole Normale de Musique de Paris, donc aux antipodes du conservatoire, une formation plutôt à l’Ecole Russe, et un DEUG passé en 1988 par équivalence partielle c’est-à-dire qu’on m’a fait cadeau des UV généralistes et que j’ai passé uniquement les cinq UV techniques mais des deux années en même temps : Ecriture, Harmonie, Analyse, Techniques d’écoute, Chant.

Ceci est fondamental pour comprendre de quoi est fait le son musical, comment on le produit, comment on le sculpte dans l’air, comment il est constitué, comment ses quatre phases se produisent et font le timbre (attaque, montée, stabilisation, descente).

Ceci est crucial pour comprendre l’importance de la rapidité et la qualité d’attaque, puisque c’est elle qui permet l’identification de l’instrument, donc ce qu’est vraiment le « naturel » (mot par trop galvaudé).

Entrer dans les fonctionnements de l’Ecriture musicale permet de comprendre l’importance des plans sonores, de leur positionnement, de la valorisation de chaque élément de leur vie individuelle dans l’entegistrement et de leurs modes d’imbrication. Donc de la nécessité de pouvoir non seulement restituer le moindre élément mais qu’il soit situable d’une manière cohérente parmi les autres pistes de l’enregistrement.

Écriture et Harmonisation sont des jeux intellectuels et sensoriels.

Ceci doit se ressentir à l’ecoute, en lecture verticale : non pas simplement le plaisir de la fluctuation mélodique et du phrasé, mais tout le jeu de l’écriture verticale, le jeu entre le contenu de chaque portée de la partition, de l’evenement (au sens premier, du latin advenio = ce qui survient) qui se produit à chaque rencontre de notes et de leurs intentions en un même instant, du choc émotionnel et sensoriel que cela est censé créer en nous, voulu par le compositeur.

Avoir vécu cela de l’interieur, ainsi que l’expérience du chant, permet d’avoir déjà au plus profond de soi et donc dans l’ecoute intérieure le résultat précis de ce que doit sortir le futur produit de restitution. Fut-ce un câble.

Pratiquer la musique implique dans une fraction de temps qui devient automatique de penser le son que l’on veut afin que cela génère le geste qui y aboutira.

C’est cela qui permet un travail empirique rapide et précis dans la conception des câbles.

Oui le câblage WhyNot a été conçu empiriquement. Les réglages sont effectués à l’oreille. (Avec un fort complément à la mesure pour les câbles numériques qui nécessitent un réglage lié à l’impedance.)

Empirisme ne signifie pas en ce qui me concerne tentatives au hasard. Mais exécution point par point des critères hérités de ma formation avec une nécessité de résultat prévu à l’avance sur chaque critère ainsi que dans la qualité de leur imbrication.

Avant de m’attaquer à la fabrication de câbles, j’ai refusé d’écouter ou de me renseigner sur le contenu des produits existants, et refusé de me documenter sur la théorie concernant  conducteurs et isolants.

Ma démarche a été de découvrir et d’apprendre chaque composant  ainsi que leurs interactions, sans risque d’etre perturbée ou influencée dans le travail d’écoute et de réglage.

Mais les résultats ne seraient pas ce qu’ils sont sans l’aide et la complicité de la personne qui a conçu mon système. Car il y a des éléments qui ont joué un rôle important que je n’aurais pu connaître, notamment le blindage actif.

Pour moi les cables ne sont donc pas des corps étrangers concoctés et utilisés de l’extérieur, mais des compositions qui viennent de l’intérieur et son vécu.

Pour compléter la réponse à la question « Qui », la vie m’a malheureusement entraînée ailleurs que ma vocation première : dix ans de formation pour adultes, avec gestion des formations et d’une partie de l’intendance, notamment la cellule recrutement des stagiaires. Suite à un plan social ont suivi dix autres années cette fois au service de l’artisanat manuel, qui m’ont initiée aux techniques de fonderie entre autres, donc aux métaux purs et alliages, etc…..

C’est en 2011 suite à une brisure de vie profonde que je suis revenue à l’essentiel : la musique et sa reproduction la plus vraisemblable possible.

Voilà pour la réponse à la question Qui.

 

Le logo OWL.

Owl, c’est le Hibou.

 

À la question « Qui » élucidée précédemment, il faut ajouter le principal : 

WhyNot ne serait pas, n’aurais jamais été, sans la présence de la personne qui a donné un sens à ce qui n’en avait pas, et qui un jour m’a dit « voilà une petite bobine de fil, essaie de faire quelque chose ». 

Parce qu’il y avait un manque, parce que j’entendais dans ma tête autre chose, parce qu’il faut être curieux, parce qu’on ne perd rien à essayer de concrétiser ce qui s’affirme si clairement dans les idées. 

Il suffit juste de trouver le chemin par lequel aller de l’idée au résultat. C’est ce qu’il m’a encouragée à faire. 

Lui sait sait ce que je ne sais pas, et je l’ai regardé penser et construire des matériels que vous ne trouverez pas en vente puisque ce sont des pièces uniques. Mais que vous pouvez voir sur la photo de mon système qu’il a intégralement réalisé (hors enceintes bien connues), et écouter en venant ici. 

Il y a un complément : chaque fois que j’entendais une qualité supplémentaire dans ses réalisations je cherchais comment l’obtenir avec les câbles. 

Lui sait ce que je ne sais pas, mais il m’a toujours encouragée à faire ce que je fais. 

Savoir et empirisme sont des alliés pour aller plus loin. 

Les véritables esprits scientifiques ont la curiosité en eux, ils ne rejettent pas, ils attendent de voir où cela mène. 

La personne qui a depuis le début gardé l’œil ouvert sur les validations techniques, et apporté ce que je n’aurais pu deviner, c’est lui. 

Je l’ai regardé, écouté s’intéresser, assimiler les éléments techniques qui régissent schémas et composants, les faire siens et en faire ce qui lui ressemble. 

Il y a une énorme différence entre connaître + appliquer,  et comprendre (au sens premier) + exploiter. 

Appliquer n’est pas créer. Ni progresser. 

Exploiter, extrapoler est s’aventurer pour concrétiser ce qui s’est fomenté à l’intérieur. 

Ceux qui croient qu’avoir appris et connaître est le but et qu’ils ont fait le chemin, sont arrivés à destination, ne sont pas faits pour créer ni faire progresser. 

Tout comme un diplôme n’est pas le terminus mais la station de départ d’une ligne à construire. 

Les connaissances ne sont pas le but mais un point de départ au travail de l’intelligence, celle qui creuse, utilise, extrapole. 

Le technicien lit les ouvrages, il peut même les connaître par cœur, voire en être une référence ;  le créatif passe aux étapes suivantes : trouver ce qui ne figure encore dans aucun ouvrage. 

La création n’a pas de frontière, pas de limite. 

Ces jeux avec une intelligence qui me dépasse, cette sensibilité qui métamorphose la compréhension en musique, cette présence qui m’a fait ne rien lâcher, est le logo qui est posé sur mon système et que vous retrouvez sur la multiprise WhyNot. 

 

HI-FI ET MUSIQUE

La Haute-Fidelite je l’ai croisée pour la première fois en 1984. 

Chez Phiphi, autrement dit la Boutique du Son, le seul magasin de hifi haut de gamme digne de ce nom de la région rouennaise dans les années 80. 

Puis je suis entrée furtivement dans les coulisses de la distribution en 1989 en côtoyant à titre amical JLB, importateur des enceintes Rogers, des amplis Beard, des platines Pink Triangle, etc

Une époque révolue où derrière le business régnait une atmosphère parfois mêlée de grains de folie et d’exubérance, des personnalités passionnées, des histoires humaines. 

Oh je ne dis pas que tout était parfait mais il y avait un goût de terroir….. Du caractère. 

Lorsqu’après vingt ans passés hors de cette niche est venue l’heure du come back, je n’ai plus rien reconnu au paysage. 

Le choc a été plus qu’un choc : un mouvement de recul instinctif. 

Le seul mot qui semblait avoir de la valeur était devenu « marketing ». 

Les produits n’avaient plus le caractère de l’envie du moment mais les typologies classées dans des étagères du ciblage de public. 

L’invention n’était plus exaltation mais calcul d’impact et étude de marché. Enfin l’inverse d’ailleurs. 

Avant que les premiers câbles WhyNot ne soient lâchés dans l’arène, j’ai fait une promesse : 

d’accord, ok, j’allais vendre, mais jamais il ne serait question de marketing, et les tarifs seraient calculés uniquement en fonction du coût de fabrication et de mes charges. 

Quant au résultat jamais il ne serait influencé par la mode. 

Contre-courant, univers à part, on peut m’attribuer tout ce qui ne rentre pas dans les cases je l’assume avec joie ! 

Ce que j’appelle le « son hifi » ? 

Un son de parade. 

Il ne m’intéresse pas, ne me déclenche que l’ennui. 

La «  Hi-fi «  est devenue une machine qui contraint, qui fait plier le son musical, une caricature formatée aux modes du moment. 

Autant dire à quel point je ne me sens pas concernée….

Car c’est d’une prétention honteuse ! C’est faire passer ce qui est un outil au rang de star principale. Qui peut être un très bel outil, et même une prouesse. 

Mais quel manque total d’humilité que d’ainsi gonfler le vedettariat commercial des matériels hi-fi alors qu’ils ne serviraient absolument à rien sans …la Musique. 

Publicité jusqu’à l’écœurement, déploiements de moyens plus conséquents pour les apparences que pour le contenu, concours du plus best et ultimate, découpage, tronçonnage technologique, sans parler  du mouvement opportuniste , voire d’impostures mégalomanes, et des sites et manifestations promotionnelles autour de noms qui n’ont aucune existence légale ni administrative…….

Les grands noms autrefois étaient monumentaux, mais ils avaient du fond.

Il y a les instruments, les facteurs d’instruments, les musiciens. La Musique. 

Il y a une étape critique ensuite qui est celle de l’enregistrement, ponctuée pour son destinataire du secret espoir d’y retrouver la sensation du vrai et non d’avoir l’impression d’écouter une table de mixage. 

On veut y croire. Sinon quel intérêt ?

Et puis il y a la restitution, qui devrait être au service de la performance musicale. 

Qui humblement devrait non pas s’imposer ou précéder  mais suivre le son musical. 

Le comprendre pour le respecter. 

Avec son caractère, sa vie. 

Les timbres, la scène sonore, la hifi d’apparat fait dans ce qui la flatte, quitte à  y mettre des coups d’éclat ridicules, le matériel respectueux de la musique place et situe chaque élément de la scène où il est censé être, dans ses proportions, à la juste distance et au juste timbre. 

Hi-fi et musique, la première devrait servir la seconde. 

Servir ne rabaisse pas au contraire, et c’est même la seule glorification : parvenir à ce que le résultat soit extrêmement crédible est beaucoup plus difficile que faire du bruit spectaculaire, et n’empêche pas de très beaux objets, mais qui ne perdent pas de vue l’objectif. 

Mon camp est sans équivoque depuis le début : résultat musical. 

Ne pas se tromper cela demande beaucoup d’exigence pour approcher la réalité de la musique live, pour être dans la véracité.

Et surtout de remettre la techniques à sa juste place : le moyen et non le but. 

 

POURQUOI DES GROS CÂBLES ?

Dans cette rubrique je fais un peu la liste des questions les plus souvent posées. 

Mes câbles sont gros, pas toujours faciles à manier, il faut vingt centimètres au moins derrière le système, c’est exact. 

Et on peut effectivement se demander ce qui motive l’acharnement volumique…

Ce n’est pas pour que la grenouille ait l’air d’un bœuf. 

C’est une raison toute bête : parce que c’était le seul moyen d’arriver au résultat voulu. 

Si je suis en train de dire que je ne l’ai pas fait exprès ? ? Il y a un peu de cela. 

Tout a commencé lorsque j’ai élaboré la formule des câbles HP. 

Essai 1, « Bien, mais trop limité. » Donc j’en ai rajouté, et puis lorsqu’on en rajoute il faut équilibrer les registres… Essai 2,  « Mieux mais tient mal au volume et ça ne descend toujours pas assez. » Donc j’ai rajouté ce qui manquait à la bande passante et la tenue. Essai 3,  « Bien cette fois c’est ok. On garde. »

Ah ça pour être ok, c’est sûr il tient bon ce câble, rien ne bouge sous les dB et il ne perd pas l’équilibre. 

Et voilà comment on en est arrivé à 8mm2 par pôle…..

C’est le même principe pour tous les autres câbles, dans la limite des connecteurs pour certains. 

Ensuite est venu le travail sur les isolants, ils ont chacun leurs propriétés et leur effet. 

Le phénomène a été le même…… Un, deux ne suffisaient pas pour tout faire, j’en suis donc arrivée à cinq isolants différents. Ce qui prend aussi de la place. 

Ça doit être une sorte de syndrome de peur du manque….

Sérieusement je n’aime pas qu’un matériel tombe en butée, je veux que lorsqu’on demande il puisse donner. 

Et je voulais aussi pouvoir faire un réglage complet et fin des registres pour ne pas tomber en défaut d’équilibre suivant les genres musicaux et le volume sonore. 

Certes impossible de les faire passer inaperçus, de les glisser discrètement sous le tapis…..

 

OÙ SONT FABRIQUÉS LES CÂBLES ?

Vous avez été quelques uns à souhaiter voir l’atelier. C’est légitime. 

Je travaille à domicile. Seule (considérant que la mascotte, une Shetland, ne peut pas faire grand chose… hormis s’emmêler dans les fils….). 

Il n’y a pas de sous-traitance pour la fabrication. Il y a un partenariat : la menuiserie. Et il y a un ami qui s’est porté volontaire pour la fabrication des modules de piles. 

L’atelier est une petite pièce, les meubles des tiroirs à fournitures et un placard à emballages. 

 

Les fournitures sont toutes acquises individuellement : des mètres de conducteurs, fils nus pour la plupart, des piles d’isolants, des kilos de blindages, des paquets de gaines extérieures, des connecteurs, et le matériel de finition du bois car les coffrets des multiprises sont livrés bruts.

Il n’y a aucune machine, l’outillage est standard. 

 

SUR QUEL SYSTÈME LES CÂBLES ONT-ILS ÉTÉ MIS AU POINT ?

QUELLE EST LA MÉTHODE DE VALIDATION ?

Depuis juillet 2012 tout mon système a progressivement changé. 

Mais dès le départ les enceintes étaient là, et ce sont de bons outils de travail. 

Les six premiers mois ont été consacrés à l’apprentissage des effets des différents conducteur : écouter un fil à la fois, sur deux types de fils et sept sections différentes. Mémoriser les effets. 

Puis écouter les combinaisons, et mémoriser les effets. 

Puis introduire les premiers isolants, noter, mémoriser. Puis noter de quelle manière il faut utiliser le blindage pour qu’il n’ait que des effets positifs.

Ceci fut le travail de base. Je dirai même qui constitue toute la base. Indispensable. 

Et pour mise en application le thème des câbles de modulation. 

À cette époque j’avais un serveur Olive bas de gamme, un Air Tight ATM1s qui n’a jamais sorti une basse des Spendor, et fort heureusement ma première version de preampli. 

Ce qui n’empêchait nullement de parfaitement entendre les différences. 

Et c’est sur ce système (avec introduction du PC en remplacement du serveur) que j’ai élaboré les formules des câbles de modulation et des câbles HP. 

Dans les deux cas c’est le travail des isolants, la structure, les blindages qui ont au fil des ans fait progresser les résultats, ultérieurement, mais les formules de base du point de vue des conducteurs n’ont jamais changé. 

Ce que cette ébauche de système ne pouvait pas me permettre de juger était la tenue, dans la mesure où pendant longtemps je n’ai pas eu d’ampli qui ne torde le son dès quelques decibels de trop…

Aussi mon système de travail n’a jamais été mon système de référence. 

Lequel était d’un beau gabarit, et permettait de tester chaque essai en poussant la demande beaucoup plus loin. 

Au fil des ans les appareils fabriqués par son possesseur remplaçant progressivement les appareils du commerce dans mon système, j’ai pu mieux estimer où une structure tombait en butée et comment une autre pouvait mener plus loin. Et mieux me rendre compte de toutes les subtilités que procure un matériel excellemment élaboré. 

Un câble n’était validé qu’après être passé sur les trois systèmes de la tribu ( nombre qui s’est étendu ensuite…) et n’avoir pas eu à y subir de reproches. 

Je n’ai donc jamais décidé seule. (Jusqu’aux trois derniers câbles secteur, mais ils restent dans la notion d’équilibre habituelle. )

En résumé j’ai travaillé par comparaison de formules entre elles. 

Non par comparaison de résultat sur un système où un autre. 

Le but a été d’élaborer des câbles pour ce qu’ils doivent être en eux-mêmes, quel que soit le système sur lequel on les branche. 

En eux-mêmes, et non par rapport aux matériels associés. 

Il fallait retrouver les mêmes bons effets souhaités même en les promenant d’un système à l’autre. La stabilité du résultat. Aucune incohérence. 

Sur cinq années les cables ont progressé et la ligne s’est construite, tandis que dans le même temps les électroniques de mon ami évoluaient aussi au fil de ses travaux.

L’habitude, lorsqu’un modèle était terminé, de le promener sur plusieurs systèmes était la même pour preamplis, amplis et DAC. 

Et lorsque cela fonctionne avec le même résultat partout où on le branche, c’est que cela fonctionne, tout simplement. 

Un matériel doit être performant en lui-même. Non par rapport à d’autres. 

Mes références de matériels ont toujours reposé sur le concept des grosses alimentations. 

Récemment il a donc fallu mettre au point un câble secteur qui puisse convenir aux matériels actuels, alimentations à découpage, amplis numériques,….. Qui ne font absolument pas partie de ma culture….. Mais qui désormais représentent une forte part du parc matériel en circulation. 

La j’ai donc étendu la zone de test…. 

C’est une aventure dont je n’oublie absolument rien des débuts, car chaque instant, chaque opportunité de découverte a été une motivation et un plaisir partagés. 

La ligne actuelle est stabilisée, elle se situe……… là où vous la situez. 

Et tout peut toujours évoluer. 

 

ET LA « RECHERCHE » ? 

Je ne vais pas mentir, partie de moins que tellement peu, je n’ai jamais eu les moyens de gaspiller des fournitures.  Je n’ai pas honte de le dire.

Le but a donc été d’apprendre et comprendre un maximum de choses en partant juste de l’analyse des composants et phénomènes de base.

Il y a donc eu un certain nombre d’essais pour les câbles de modulation, d’ailleurs élément le plus difficile à mettre au point, et toute la suite a bénéficié des principes appris sur les cables de modulation.

Les composants et phénomènes sont identiques quel que soit l’élément de la ligne de câblage concerné.  Ils ne vont pas changer de comportement parce qu’on les change de place…..

Suivant ce principe fondé sur les trois méthodes d’analyse dont nous disposons tous, analogie, déduction, induction, après les tâtonnements obligatoires du début c’est plus dans la tête que les réflexions se sont faites qu’en essais dont je ne suis pas friande (perte de temps et d’argent).  Il y a eu des temps de réflexion plus ou moins longs pour ajouter chaque élément à la ligne, mais très peu de prototypes une fois la modulation réglée : trois pour les câbles HP, trois pour le câble numérique, un seul pour le câble secteur de base, deux pour la multiprise, deux pour le secteur Opus18 Junior, un pour l’Opus18 Cosmos et le CODE 224.

 

POURQUOI N’Y A-T-IL PAS LE CHOIX ENTRE PLUSIEURS MODÈLES ?

Au fur et à mesure des évolutions les modèles antérieurs ont été supprimés pour ne conserver que les versions les plus abouties.

Il n’y a qu’un seul modèle par type de câble : celui qui répond le mieux à une approche des sensations réelles, sans s’imposer par rapport aux autres éléments du système, juste en facilitant le potentiel des matériels.

Je suis absolument contre le principe de la compensation : il suffit de n’avoir dans son système que des éléments équilibrés pour que l’ensemble du système soit équilibré……

Y A-T-IL RÉGULIÈREMENT DES CHANGEMENTS DE MODÈLES ?

Les premières années il est normal que les modèles aient évolué et changé au fil des ans.

Ce sont les câbles de modulation qui ont demandé le plus de travail, il y a eu au départ trois ébauches (N°1, N°2, N°3) qui ont successivement et définitivement disparu à l’arrivée du Special.  De ce Special il y a eu plusieurs versions, qui se reconnaissent à leurs connecteurs. L’ultime version est celle qui a les connecteurs pur cuivre. Prenez bien garde à cela lors d’un éventuel achat d’occasion.

Il y a eu deux versions des câbles HP, les tous premiers en cuivre, puis la version définitive plaquée argent avec les cinq isolants. (Les premiers câbles avaient des extrémités écru au lieu de blanches, et étaient plus fins.)

Pour tous les autres éléments de la ligne il n’y a qu’une seule version.

Seul le secteur voit l’arrivée de nouveaux modèles car je me suis aperçu de la complexité d’adaptation aux types et potentiels d’alimentation des matériels.

Hormis cela tant que la ligne Opus18 reste bien positionnée face à la concurrence (pour éviter une langue de bois inutile), je n’ai aucune raison de changer quoique ce soit.

Pousser plus loin serait possible, mais cela emmènerait à des modes de construction plus complexes, et des tarifs plus élevés. Les versions actuelles sont poussées au maximum possible avec ces types de matériaux et de construction, donc sauf idée lumineuse (ce qui peut toujours arriver…) la ligne est très bien ainsi.

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Il me semble avoir fait le tour de toutes les interrogations que l’on peut avoir sur un fabricant et une marque.

S’il en reste n’hésitez pas à poser des questions.

Je conclurai avec un paragraphe qui sera pris comme il sera pris, mais qui n’est que factuel. Car je ne suis pas pour le déguisement ou la construction artificielle d’une image.

COMMENT DÉMARRER ET BÂTIR ?

WhyNot est parti d’une petite bobine de fil et 50€.

Dans le cadre d’une reconstruction de vie.

La vente du premier prototype a financé le deuxième ; et ainsi de suite. Il n’y a eu aucun moyen financier injecté. Pas le moindre centime d’aide de l’Etat.

Je n’ai pas démarré en testant des ventes ou le marché avant d’officialiser l’activité : l’entreprisse existait avant le démarrage.

Il n’y avait aucune autre activité annexe.

La question de savoir si les câbles allaient bien se positionner ou pas, s’ils allaient se vendre ou pas ne s’est donc naturellement pas posée : il n’y avait pas le choix il fallait que cela marche, et tout de suite.   Construire dans ces conditions ne permet plus aucune erreur. Plus aucun errement : il faut que les créations fonctionnent et s’imposent d’elles-mêmes.

Il n’y a jamais eu de publicité, c’est à la force du résultat qu’une marque se construit, le reste n’est qu’effluve vaporeuse.

Les choses sont ainsi, chaque jour en suit un autre. Nous ne sommes pas toujours maîtres de notre vie, tout du moins nous pouvons avoir des valeurs personnelles. Pouvoir les appliquer est un autre chapitre.

Stratégie ?    Suivre l’instinct, et surtout écouter, les conseils, les souhaits ; vivre et partager avec bonheur les découvertes au jour le jour, laisser se dérouler le film car si les graines sont bien semées le champs pousse.

 

  1. BERNARD Jacques

    Ce « En savoir plus » est particulièrement intéressant. Magnifique philosophie de vie et professionnelle, Nathalie. Et les résultats sonores sont là !! Bravo, merci à vous et bonne continuation.

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